samedi 19 juillet 2014

Reflux de la DSMisation ?



Voir aussi en fin d'article le lien vers le site d'Olivier Douville,
et son élaboration sur le sujet.


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Samedi 22 Novembre 2014
De 14 h à 19 h à Paris
De STOP DSM à POST DSM

Il y a 4 ans nous appelions à en finir avec le carcan du DSM et à son boycott. Nos critiques concernaient l’hégémonie de ce système unique, l’illusion de scientificité sur laquelle il repose, les scandaleux conflits d'intérêts, la régression de la pensée et l’appauvrissement de la clinique qu’il génère, sur fond de croyances et de préjugés moraux débouchant sur une nouvelle normativité sociale et comportementale qui touche tout le monde et spécialement les enfants. Aujourd'hui si le DSM, un an après la publication de sa version 5, n'est pas mort, son projet de réduire la psychiatrie à une langue universelle standardisée et formatée est caduc et de nombreuses critiques argumentées s'ajoutent aux nôtres de toute part dans le monde, provenant :
- des usagers de la psychiatrie, qui constatent les limites et dangers de son emprise et interrogent le service rendu par les pratiques qui s’y réfèrent en santé mentale
- des responsables politiques qui s’intéressent aux politiques de santé publique et à leurs coûts
- des chercheurs et par les étudiants qui questionnent sa validité clinique et sa scientificité
- Enfin, le DSM est jugé inadéquat par les tenants de la neurologie des fonctionnements mentaux tel le NIMH qui ne souhaite plus s’y référer.
A l’heure où le DSM 5 va être publié en français, le temps est venu de prendre acte de l'échec des paradigmes réductionnistes neurobiologiques et scientistes du DSM et de réfléchir ensemble à une psychiatrie débarrassée du système DSM, d’échanger de façon ouverte sur la psychiatrie POST DSM et d'élargir le débat :
De quelle(s) classification(s) avons-nous besoin, et pour quelles pratiques de la psychiatrie? Quelles alternatives (CFTMEA, CFTMA) ?
- pour la recherche, l’épidémiologie, la santé publique
- pour s’orienter dans la clinique
- pour enseigner ce qui relève de la souffrance psychique
Quelle psychiatrie, prennant en compte le sujet, en relation avec son histoire et dans son contexte environnemental ?
Quel bénéfice, quelle amélioration réelle de leur état les patients peuvent-ils attendre des pratiques en santé mentale ? Quelle place, quels droits dans le champ social pour les personnes accompagnées et soignées en psychiatrie et en pédopsychiatrie ?
Quelles représentations de la souffrance psychique dans le discours social ambiant ?
Pour ces échanges, nous invitons :
- des collègues psychiatres de divers pays
- des psychologues cliniciens et des psychanalystes
- des représentants des usagers
- des universitaires
- des jeunes psychiatres et psychologues en formation - des représentants du groupe de travail sur la CFTMA - des sociologues
- des politiques et des économistes de la santé
Le collectif Initiative pour une Clinique du Sujet STOP DSM :
Jean-Claude Aguerre, Guy Dana, Marielle David, Francis Drossart, Tristan Garcia Fons, Nicolas Gougoulis, François Kammerer, Patrick Landman, Claude Léger, François Leguil, Geneviève Nusinovici, Bernard Odier, Michel Patris, Gérard Pommier, Louis Sciarra, Jean- François Solal, Dominique Tourrès Landman, Jean-Jacques Tyszler, Alain Vanier
Avec le soutien de :
AFPEP-SNPP (syndicat national des psychiatres privés) Association Lacanienne Internationale
Cercle freudien
Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire
Ecole de psychanalyse des Forums du Champ Lacanien Espace Analytique
Fédération nationale des CMPP
Fondation Européenne
Quatrième Groupe
Section Clinique Paris-Ile de France de l’UFORCA, Société de Psychanalyse Freudienne
Interventions de : (Traduction simultanée prévue)
Allen Frances : « Ethical psychiatry diagnosis »
Psychiatre, chercheur, Professeur Émérite à la Duke University of California (USA). Il a rédigé le rapport sur "les troubles de la personnalité" du DSM III, a dirigé le DSM IV et a été un témoin privilégié de la rupture entre psychiatrie et psychanalyse aux USA dans les années 70. Il est actuellement un des principaux pourfendeurs du DSM 5. Auteur de "Sommes-nous tous des malades mentaux? " Odile Jacob, 2013
Pat Bracken : « Critical thought as a positive force for change in mental health” Psychiatre consultant et directeur clinique des services de la santé mentale à West Cork. Professeur de philosophie, University of central Lancashire au Royaume uni. Formateur en Psychiatrie à Birmingham. Il est un des fondateurs de la "Critical Psychiatry", travaille en étroite collaboration avec les usagers et s'occupe des réfugiés et demandeurs d'asile.
Invités ayant donné leur accord :
Chantal Roussy
Vice Présidente de l'UNAFAM
Marcel Hérault
Président d’honneur de la Fédération « Sésame Autisme » Mireille Battut
Présidente de l’association « La main à l’oreille » Patrice Charbit
Président de l'AFPEP SNPP
Patrick Chemla
Psychiatre, Collectif des 39
Jean Chambry
Pédopsychiatre, chef de pôle, Fondation Vallée, Gentilly
Ainsi que des internes en psychiatrie :
Reda Boukakiou, Anaëlle Klein, Emmanuel Pelon, Laurence Woestelandt
Grande Salle Notre Dame de l'Association du Quartier Notre Dame des Champs
92 Bis Boulevard du Montparnasse 75014 Paris
La salle ne contient que 200 places
Inscrivez-vous vite en envoyant un chèque de 30€ (15 euros pour les étudiants)
à l'ordre de "Initiative pour une Clinique du Sujet"
Le lieu
71 rue Claude Bernard 75005 Paris
Email : ics.stopdsm@gmail.com
Le programme complet détaillé vous parviendra courant septembre
Soutenez Initiative pour une clinique du sujet STOP DSM ! en souscrivant à hauteur de 50 euros minimum
Pour les souscripteurs : entrée gratuite à la journée et communication permanente par mail de toutes les infos concernant le mouvement STOP DSM en France et dans le monde
Un reçu vous sera retourné pour toute inscription ou souscription


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La décision par l'Institut de santé mentale de fausser compagnie au prochain DSM5 de l'APA
ne peut être considérée comme une preuve que la psychiatrie biologique est entrée dans un déclin ..


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vendredi 18 juillet 2014

Court-circuit informatique


http://depannage-serrurier-electricien-paris.com/depannage/Electricien/Recherche-court-circuit.html

J'ai pensé pouvoir rassembler les commentaires sur le blog et sur Google+
en suivant des instructions techniques auxquelles je ne comprends pas grand chose
=> il semble que des notifications ont disparu, notamment celles de Teresa Levy.
Je vais tenter de revenir à l'ancien système.
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dimanche 13 juillet 2014

PEUT-ON ETRE PLUS SOURD ..


.. que François Hollande,
dont un de ses ministres dit qu'il " sera en situation d'être candidat " en 2017 ?


J'ai cherché les définitions possibles autour de : "écouter" et "entendre" le peuple,
quand on est président de la république.
Tous comptes faits, concernant François Hollande, le mieux c'est d'égrainer les antonymes, 
car tout ce qu'il fait c'est que ni il écoute ni il entend :
il ignore, méconnaît, se désintéresse, dédaigne, et va jusqu'à terrasser.
Il est vrai que cet homme là ne veut pas entendre parler de "Père", alors Père de la Nation ..


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mardi 24 juin 2014

Atterrissage en douleur.

J'avais six ans, ou plus, mais je ne chercherai pas les dates exactes,
qui fixeraient de trop ce que je veux conserver tel que cette voix le restitue :
la chant de la douleur, pour sublimer la douleur.
C'était l'époque où mes grands parents paternels voyaient leurs enfants (mon père et mes tantes),
atterrir chez eux, l'un après l'autre, plus ou moins ravagés.
Ce devait être pareil de l'autre coté, coté maternel, mais je l'ignorais, car j'étais coupée en deux.

L'étrangère au paradis.
Je dédie cette chanson
à tous les pieds-noirs qui atterriront ici, surtout ceux qui ont plus de soixante ans.
C'est en prenant connaissance de cette initiative là
chez La radio des blogueurs,
que j'ai pensé, à cause du fil qui sous-tend ce blog, à cette chanson, et l'ai cherchée sur Youtube*
dans cette version et pas une autre.
Quant au rapport avec la psychanalyse, je commence une élaboration sur le souvenir-écran,
cet indicateur du traumatisme.
                                                                                                                 à suivre, donc.


jeudi 19 juin 2014

Article ouvrant le blog, du 17 août 2011.

1 ère séance : Je reviendrai.

Femmes fellah puisant de l'eau. J.L.Gerome.

 Je reviendrai, un jour, sur "gargoulette". 
Ce qui vaut à ce mot de figurer ici en bonne place, c'est qu'il a "tracé sa route" 
au milieu d'autres mots-trésors, que cette route a croisé un jour celle de la psychanalyse,
de la clinique sous transfert *et qu'il a pris de ce fait une dimension particulière.
      Mais avant je vais faire un détour, ou plusieurs, des tours, ou des variations, 
sur ces mots qui tracent leur route** dans notre mémoire faite d'oublis.
La première variation c'est un texte d'Alain Merlet  intitulé "Manger sa soupe",
texte qui ouvre le recueil "Qui sont vos psychanalystes ?" paru en 2002.
Il y a dans ce texte des éléments qui me donnent l'impression d'une familiarité,
et d'autre part il entre en co-incidence avec l'idée qui sous-tend mon projet ici.
 C'est au cours de mon analyse que j'ai découvert à quel point nous nous plaçons, 
dans le cours de notre vie, sous le "patronage" de certains arrangements de mots
Cela m'arrive encore, et l'étonnement est toujours intact, sinon l'émerveillement. 
Jacques Lacan l'a formulé de mille manières, dont celle-ci :
"Dans la succession  de nos constructions fantasmatiques,
c'est toujours le même matériel qui tourne."
Oui. 
Déguisé, transformé, déplacé, condensé, trituré, dans nos constructions fantasmatiques, 
dans nos rêves, dans nos symptômes, il "trace", ce matériel, ce matériau : le mot
Si je pose que consacrer du temps à blogger est une formation symptomatique, 
alors une parenté sera inévitablement repérable entre les mots que je vais utiliser,
parce qu'ils me semblent adéquats alors qu'ils sont surtout attirants, et attirés.
Entre "Gargoulette" choisi pour ouvrir le blog, en être le point de départ, 
et dont je constate déjà à mes associations d'idées qu'il va le verctoriser,
et les mots qui résonnent dans le texte de ce parfait inconnu qui s'appelle Alain Merlet,
quelque chose "me parle", qui va me faire parler, et qui a déjà commencé.
"Soupière", par exemple, brille d'un éclat particulier, ainsi que "pierre", 
"rata", "ratatouille.. éclat qui, je le sais par expérience, cache autant qu'il éclaire.


S'il "trace, ce "matériel", c'est qu'une force le propulse 
et le pousse à s'insérer dans nos discours : méconnaissable la plupart du temps,
mais insistant, invisible sauf indices qui peuvent être interprétés, si on le désire.
  L'existence et la force de ce qui insiste ainsi, de ce qui veut faire retour et se répéter,
a constitué le socle d'une oeuvre, d'une vie de recherches et de trouvailles, 
l'oeuvre de Sigmund Freud.

                                                 
* parler à un autre, dans les conditions de la cure psychanalytique, donne à certains mots
prononcés dans son contexte (la présence de l'analyste, qui facilite, autant qu'elle rend difficile, la parole)
                     un relief et un statut particuliers : on les connaissait, on les employait à l'occasion,                                 mais tout à coup voilà qu'on y revient plus souvent, 
et surtout, ils deviennent le point de départ de pensées, de souvenirs, 
pensées et souvenirs qui eux-mêmes en amènent d'autres, par associations.  

** j'ai choisi ce terme d'une part suivant l'expression "tracer sa route", qui signifie se frayer un chemin
     parmi des situations diverses, et que j'associe à une image : l'image de quelqu'un qui avance, 
plutôt vite mais surtout sans être distrait, et dont on dit :"regarde un peu, il trace, je te dis pas !".
D'autre part, "trace", dans notre psychanalyse freudienne, c'est ce qui, des événements vécus par le sujet,
subsiste en lui et est susceptible de faire retour dans ses rêves, ses symptômes, ses discours.