vendredi 24 mai 2013

3. Parler en son nom propre.


Une fois n'est pas coutume,
je fais en page d'accueil une demande directe :
soutenir un projet qui donne la parole, dans de courtes séquences filmées,
à des jeunes gens autistes,
ainsi qu'à leurs mamans et à leurs papas

Margot

Roman


Voilà !
à 10 heures, ce mercredi 5 juin, 101 % sont financés !
Merci, merci, merci,
et les choses vivent, là-bas, sur le site.


http://fr.ulule.com/qsid/






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samedi 6 avril 2013

19 ème séance : La chose primitive.


La séance 18 traitait du thème de la sortie.
Sortie d'un lieu, par Thésée, grâce au fil d'Ariane,
 sortie d'un état, celui de l'ignorance, suite au désir de savoir.

Ce thème s'était déduit de la rencontre entre tout ce qui bruite ici, associations
 de mots, de sons, d'images qui trament la suite des séances,
et un élément quelconque rencontré à l'extérieur, et que j'intègre parce qu'il sert la visée du blog.
L'élément quelconque, là, c'est ce fragment de texte qui dit quelque chose sur le désir d'analyse

 L'important est que nous touchons une perspective historique rétroactive.
Le sujet formule et organise une situation primitive dramatique 
à partir du point où nous en sommes dans l'analyse, 
d'une façon qui s'inscrit dans sa parole actuelle, son pouvoir de symbolisation présent.
C'est ainsi que nous retrouvons, par le progrès de l'analyse, 
ce qui se présente comme la chose primitive, l'organisation primordiale la plus profonde.
                                                                                                                                      Lacan, La relation d'objet.

                                                                               
Le mot important est donc l'adjectif  "rétro-actif":
"Ici" dans l'analyse, et "maintenant" au point où nous en sommes, au présent,
nous formulons et organisons -parole actuelle, symbolisation actuelle-
une chose primitive, primordiale, un drame qui a déjà eu lieu,
et qui a toujours lieu.




J'ai trouvé cette image ici

vendredi 5 avril 2013

La symétrie n'est qu'un instantané.




Jacques Lacan : "Je me suis aperçu d'une chose, 
c'est que peut-être je ne suis lacanien que parce que j'ai fait du chinois autrefois."**

Yin et yang, en opposition symétrique, 
sont au cœur de tout ce qui se manifeste : femme homme, jour nuit, terre ciel .. 
mais ils le sont dans un mouvement qui est perpétuel : approche .. éloignement .. approche ..

De même nous savons que notre dynamique psychique connait une oscillation perpétuelle 
liaison .. déliaison .. liaison .. déliaison ..
depuis que Freud a lu dans les formations de l'inconscient qu'un conflit psychique 
né de nos tendances contraires, même exilé par le refoulement, ne cesse de faire retour :
dans nos rêves, dans nos symptômes, dans nos lapsus et nos actes manqués, 
il rythme une perpétuelle alternance : patent .. latent .. patent 
 comme le yin et le yang de la sagesse chinoise.


                                                    Le Yijing et la topologie lacanienne.

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samedi 23 mars 2013

18 ème séance : "Tu peux s.." ortir du labyrinthe.






Ariane a aidé Thésée à sortir du labyrinthe contre une promesse, qu'il n'a pas tenue.
En lui disant "Tu peux sortir du labyrinthe, si .." elle a pris ce risque : miser sur l'autre.

Je ne suis pas venue à penser au fil d'Ariane par hasard,
 mais parce que, dans cette élaboration que je poursuis ici "séance après séance",
après "X, Y, XX, XY" qui venait après "Panade", lui-même suivant  "$<>a" etc..
et avec à l'esprit ce projet de montrer comment fonctionne la psychanalyse, 
qui me fait choisir pas n'importe quelle communication, mais celles soumise à un fil conducteur 
(souvent invisible je le reconnais, mais patience ..), et sachant qu'y passe aussi de l'in-maîtrisable,
j'ai rencontré,
leçon 8 du séminaire sur la relation d'objet, leçon qui traite du fantasme "On bat un enfant"
 ce fragment de l'enseignement de Lacan :

L'important est que nous touchons là une perspective historique rétroactive. 
Le sujet formule et organise une situation primitive dramatique
 à partir du point où nous en sommes dans l'analyse, 
d'une façon qui s'inscrit dans sa parole actuelle, dans son pouvoir de symbolisation présent.
C'est ainsi que nous retrouvons par le progrès de l'analyse
ce qui se présente comme la chose primitive, l'organisation primordiale la plus profonde. 

Rien n'est mieux approprié pour s'insérer dans mon élaboration, ici, que ces mots traitant de
perspective historique rétroactive,
de fantasme comme drame primitif pouvant s'inscrire dans une parole actuelle.
En cherchant un titre et une illustration, j'ai pensé à "fil d'Ariane", qui m'a fait imaginer cet homme
tâtonnant, cherchant une issue , à qui Ariane a dit "tu peux sortir" (assorti d'une condition).
Il y a une infinité de lieux, réels, imaginaires, symboliques, desquels on peut vouloir sortir ..

La superposition des significations possibles, et des sons, n'en doutons pas,
autour de "tu peux sortir du labyrinthe" m'ont conduite à
"Tu peux savoir",
autre formule de Lacan par laquelle il a voulu nous dire que nous pouvons sortir de l'ignorance.
Notamment : en confiant notre position subjective à un autre, ou d'autres, voire à un public,
nous pouvons avancer vers un savoir sur notre absolue intimité,
notre organisation primitive la plus profonde, sur ce qu'organise notre fantasme fondamental.

Il n'est question que de cela, ici, séance après séance.

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